Amicale Laïque Clenquet

Le blog de l'Amicale Laïque Clenquet de Saint André-lez-Lille.

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5juin

Le blog de l'Amicale Laïque Clenquet de Saint André-lez-Lille vous tient au courant des sorties, évènements, manifestations organisées ou soutenues de l'amicale Laïque. Les bénéfices des manifestations permettent de financer les projets pédagogiques des écoles publiques de la ville.

Le Canard Laïque n°4

1janvier

Le Canard Laïque n°4 - part1
Le Canard Laïque n°4 - part2

Le Canard Laïque n°4 - part3

Entreprise Doublet, Avelin

17octobre
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La sortie de ce jour nous emmène à Avelin dans l’entreprise Doublet. On pénètre dans un espace modulable, sans toit ni murs : la pyramide Doublet.

08-drapeau
Une charmante hôtesse nous accueille et nous raconte la saga de cette PME (petite et moyenne entreprise) familiale à vocation internationale.
Tout commence en 1932. La petite entreprise, installée à Lille à côté de l’actuel restaurant l’huîtrière est spécialisée dans les ornements d’église. Peu à peu, elle abandonne ce secteur et se lance dans la réalisation de drapeaux et supports textiles (banderoles, calicots, kakémonos...)

Puis l’entreprise Doublet fabrique des structures tubulaires (tribunes, podiums, barrières...). Elle produit et commercialise tout produit d’équipement destiné aux collectivités locales et aux entreprises (drapeaux, manifestations, murs d’images, arches, panneautique, tentes, tables, chaises, poteaux de guidage, mobilier urbain, équipements scéniques, élections. . .)
L’année 1970 est une année de modernisation et d’internationalisation ; l’entreprise Doublet mise sur la polyvalence des compétences humaines et l’optimisation de l’organisation des tâches. Ici, chacun est chef de projet, et gère de A à Z. Les tâches administratives sont entièrement automatisées. Chacun a un accès libre à l’information.

08-Doublet1 Doublet Evénements naît avec les JO d’Atlanta en 1996 et la coupe du monde de football de 1998.
On découvre ensuite les ateliers de production.
Impression et confection : 24 salariés sur 1000 m²
Sérigraphie : 21 salariés sur 900 m²
Production métallurgique : 19 salariés sur 550 m²
Dans le même atelier, on discute avec la seule employée qui brode. Elle découpe les lettres à la machine puis les brode une à une pour les drapeaux spéciaux Celui des donneurs de sang a été brodé à Avelin.

il faut 1 à 3 jours pour un drapeau.


Doublet est le fournisseur du tour de France depuis 6 ans (une équipe de la maison suit le tour pendant 1 mois). C’est aussi le fournisseur officiel du stade de France. Doublet travaille encore pour la fédération française de natation.
Les machines impriment toutes les matières (textiles, carton, PVC...). Une nouvelle machine imprime même les bancs !
L’entreprise a aussi un souci d’éco-responsabilité ; elle privilégie les matières premières et les produits recyclables ou biodégradables. Elle minimise l’impact sur l’environnement grâce à un parc machine plus respectueux de celui-ci. Elle assure la recyclabilité des produits et des matières premières vendues

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Nous quittons Avelin pour Seclin où nous allons enthousiasmer notre estomac :
Tarte aux pommes, tarte banane/chocolat, glace, mousse au chocolat accompagnée d’un café ou d’un excellent cappuccino terminent cet agréable après-midi. 08-Doublet3

Des pommes, des poires et des scoubidous !

12juin
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Depuis une semaine, l’anticyclone s’est arrêté sur la France et en particulier au nord. Soleil et chaleur règnent. Et puis ce jeudi 12 juin, une dépression chasse l’anticyclone ! Les nuages obscurcissent le ciel ; le matin un déluge d’eau s’abat sur la région et bien sûr la visite du jour c’est la découverte d’un verger !

Mais comme les amicalistes ne reculent devant rien, les voilà partis pour le Steent’je, hameau de Bailleul.

08-pommes5 Le temps n’invitait vraiment pas à la promenade dans le verger. Monsieur Deroo, le propriétaire du lieu nous propose un diaporama sur les pommes : Comment poussent les pommes, les fleurs, les fruits, la cueillette, les insectes, les maladies du pommier, l’entretien... M. et Mme Deroo sont installés dans ce coin de Flandres depuis 1983. Ils possèdent 10 ha de verger. Ils cultivent beaucoup de variétés pour étaler la vente (de début août à fin juin). La cueillette se fait surtout en septembre et en octobre. 8 à 10 personnes sont alors embauchées, priorité est donnée aux jeunes sans travail.

Le pommier est d’abord un scion qui comporte deux parties : le porte-greffe (racinaire) et au dessus la variété. On utilise des porte-greffe faibles car 4 m² de surface lui suffisent. Chaque arbre a son tuteur individuel de bambou et de fils.

Les maladies du pommier

- la tavelure (maladie provoquée par un champignon) ; elle démarre au printemps à l’ouverture des bourgeons et donne des taches brunes. Une lutte au soufre et au cuivre est indispensable car si la maladie est installée, elle continue à se propager en chambre froide.
En automne, il est impératif de ramasser toutes les feuilles ; les champignons sont stockés pendant l’hiver ; au printemps, les cavités explosent et libèrent les spores. Si la tavelure attaque les feuilles, les fruits seront abîmés.

- L’oïdium. : maladie du bout des feuilles

- Le chancre : c’est une maladie du bois de l’écorce ; elle se développe surtout à l’automne, avec des températures douces. Il faut alors ou couper la branche ou gratter la partie malade et appliquer du baume cicatrisant. 2 à 3 traitements à la bouillie bordelaise s’imposent.

- Maladie provoquée par une bactérie

- Le feu bactérien : maladie rare mais grave qui touche les poiriers. L’aubépine en serait le vecteur : une seule solution : couper et brûler.

La faune du verger
On distingue les nuisibles appelés les ravageurs et les utiles les auxiliaires

Les insectes auxiliaires :

- La coccinelle bien sûr !
Elle pond des œufs qui vont donner des larves aussi utiles que les adultes même si elles ne bougent pas car elles dévorent quand même les pucerons. Nous commençons malheureusement à subir l’invasion des coccinelles asiatiques qui se nourrissent de NOS coccinelles.

- Le chrysope : pond des œufs attachés aux branches avec un filament.

- Le syrphe c’est un insecte à l’abdomen jaune et noir au vol saccadé.
Les insectes ravageurs :

Trois pucerons différents attaquent les pommes
- le puceron vert
- le puceron cendré, très dangereux

Il faut effectuer un traitement systématique avant la fleur, sinon le fruit est attaqué.
Il n’existe pas encore de produits bio vraiment efficaces car la feuille attaquée s’enroule et les fourmis s’installent et se nourrissent du suc des pucerons (le miellat). Et c’est alors que les coccinelles livrent combat aux fourmis...
- Le puceron lanigère couvert d’un duvet semblable à la laine.
Celui-ci colonise les pousses en juin. On le parasite avec le forficule et l’aphenilus mali ; c’est une toute petite mouche qui pond ses œufs dans le puceron ; sa larve mange ensuite le puceron.
Le puceron lanigère n’est plus un souci car on assiste à une émergence progressive de cet insecte grâce à la production intégrée.
Le verger a le label de production intégrée : tous les moyens utilisés pour lutter contre les nuisibles sont naturels. Toute la lutte se base sur l’observatoire ; cela signifie qu’il n’y a pas de traitement systématique.
Par contre, on assiste à la naissance d’autres parasites dus aux traitements doux.

- Le carpocapse est un gros ravageur des pommes et des poires : c’est un petit papillon dont la chenille se propage dans les fruits ; elle fait des galeries et se nourrit des pépins. On lutte avec le piégeage et la confusion sexuelle ; 2 techniques d’observation.
Le piégeage : on suspend à l’entrée des allées du verger des petites maisons avec une base de carton encollée ; on dépose une capsule de phéromones qui diffuse l’odeur du papillon femelle. En avril les tout petits papillons sont attirés par l’odeur et viennent se poser dans la « maison. » Et le tour est joué ! La confusion sexuelle : des confuseurs (500/ ha) qui libèrent de la phéromone, sont installés sur les arbres. L’odeur des femelles est partout. Pas d’accouplements donc pas d’œufs donc pas de ravageurs !
Autre insecte ravageur : la cheimatobia, une chenille défiolatrice. On lutte contre ce nuisible avec la pose de nichoirs à mésanges, nichoirs à chouettes chevêches, de perchoirs à rapaces (1 perchoir à l’hectare)
Autres ravageurs : les mulots
Les mulots sont nombreux dans un verger car la terre n’est jamais retournée (il n’y a jamais de pommiers dans une pâture : la terre y est riche en humus ; les taupes creusent des galeries et les mulots y élisent domicile) ils peuvent provoquer des dégâts considérables au niveau des racines. D’où l’intérêt de la présence des rapaces (buses, faucon crécerelle...) gros amateurs de rongeurs .
Autres ravageurs : les araignées rouges
Ce sont des acariens phytophages (qui sucent la sève). En hiver, elles pondent leurs œufs dans les échancrures des arbres. C’est alors qu’intervient le typhlodrome translucide ; caché dans les nervures, il suce les araignées rouges !

Le sur greffage

On pratique le sur greffage pour changer de variété. A l’automne, on coupe l’arbre à hauteur de taille ; on coupe alors de belles tiges de la variété à greffer que l’on met en terre au vent du nord.
Au printemps, on incise l’arbre et on installe 2 greffons ; on couvre de mastic à greffe, on laisse pousser les 2 greffons; à l’automne, on en coupe un. Le sur greffage est moins coûteux qu’une nouvelle plantation, mais la durée de vie de l’arbre est moins longue.

La cuillette
La date de la cueillette est très importante. Elle s’étale de début août à la fin novembre selon la variété.
Ensuite le récoltant tient compte
- de la coloration des fruits
- de sa fermeté grâce à un pédétromètre
- du taux de sucre grâce à un réfractomètre (prisme qui réfléchit la lumière). La pomme est mûre quand l’amidon se transforme en sucre. On coupe une pomme et on teste avec un produit iodé.

Le panier de cueillette est en aluminium. Une mousse à l’intérieur protège les fruits des chocs. Il est prolongé par une toile percée retenue par un extenseur. Il est porté avec des sangles sur les épaules. La main doit toucher le fond car le fruit doit être déposé. Quand le panier est plein (10 kg) on le pose dans un palox (grande caisse en bois contenant 300 kg de fruits) on déroule délicatement la toile et on remonte le panier pour libérer les pommes. On récolte 1200 kg par jour.

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Les palox sont ensuite gerbés les uns au dessus des autres. Avant d’être stockées, les pommes passent dans un calibrage à programmation électronique. Les palox sont culbutés et les pommes entraînées sur un tapis roulant, tombent en fonction de leur poids sur des rouleaux brosse différents. On vérifie leur calibre avec une grille allant de 60 à 90 appelée. . . allez souvenez vous ! Pensez à Sacha Distel
C’est un scoubidou ! Hé oui !

Ensuite, direction vers l’une des 8 chambres froides de 80 tonnes en attendant la vente (de 0,5 à 3,5°C selon la variété). Les poires doivent être mises en chambre froide le jour de la cueillette.

5 à 7 producteurs stockent ici 1300 t de pommes.

Les Flandres accueillent 300 à 400 ha de vergers pour 5 à 600 ha dans le département du nord.
On fabrique aussi du jus de pommes pasteurisé (85° pour tuer les germes) Il est naturel, sans adjonction de sucre.

Et après la cueillette, que reste-t-il ? Un tronc, des branches, des feuilles et des bourgeons fabriqués en été ! La lumière est importante sur leur formation. En été, l’arbre a deux fonctions : il produit des pommes et des bourgeons. En hiver, l’arbre se repose, la sève arrête de circuler. Au printemps, les éléments verts ressortent. Un seul bourgeon donne 5 à 6 fleurs. Vers le 15 avril commence la pollinisation grâce aux ruches à bourdons. (Celles-ci sont préférées aux ruches à abeilles malgré leur grande population_35000 abeilles pour 250 bourdons_. Il paraît que les abeilles ne sortent pas si la température est inférieure à 12°, s’il y a trop de vent... Alors !)
2 à 3 beaux jours suffisent. Puis vient la fécondation et la multiplication des cellules suivies de 2 phases de grossissement. Il ne faut laisser qu’un seul fruit par bouquet. Trop de fruits laissés vont donner de petites pommes. L’année suivante, l’arbre ne portera pas de fruits car il privilégie le grossissement et ne fera pas de bourgeons et ainsi de suite : il faut éviter cette alternance.
Les fleurs sont belles pour attirer les insectes. Quand la fécondation est terminée les pétales tombent.

Le diaporama a sollicité deux de nos cinq sens ; la vue et l’ouie. Très vite nous allons éveiller le goût. Une succulente tarte aux pommes « maison » nous attend dans une salle voisine, accompagnée de jus de pommes « maison » lui aussi. Les amateurs de café n’ont pas été en reste.
08-pommes4 Une tombola permet à 2 participants de gagner une bouteille de jus de pommes.
Une excellente après-midi enrichissante selon l’avis de chacun. Seul le soleil était de mauvaise humeur !
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Le Canard Laïque n°3

7juin

Le Canard Laïque n°3 - part1
Le Canard Laïque n°3 - part2

Espace Gutenberg

27mars
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Les conséquences de l’imprimerie sont immenses :l’instruction et plus encore l’esprit critique dans la mesure où de plus en plus de gens peuvent avoir un accès direct aux écrits, sans être obligés de s’en tenir aux commentaires oraux d’une poignée d’érudits.

Que serions-nous sans le livre ? Quand on sait lire, on est riche de la connaissance, de la culture, du rêve, de l’imaginaire, de la poésie. Support de la pensée, le livre contribue aux échanges entre les cultures et les peuples.

Mais pour exister un livre doit être imprimé et qui dit imprimerie dit Gutenberg. Qui n’a pas dans les yeux les images  « Rossignol » de son enfance de Gutenberg dans son atelier d’imprimerie ? Alors nous avons poussé la porte de « l’espace Gutenberg » à Wambrechies pour en savoir plus ...

Un procédé magique
L’imprimerie est dérivée de la gravure sur bois ou sur cuivre, une technique connue depuis longtemps en Europe et en Chine mais seulement pour reproduire des images.

Gutenberg a eu l’idée géniale d’appliquer ce procédé à des caractères mobiles en plomb, chacun représentant une lettre de l’alphabet en relief. L’assemblage ligne à ligne de différents caractères permet de composer une page d’écriture ; on peut ensuite imprimer à l’identique autant d’exemplaires que l’on veut de la page avec un faible coût.

Quand on a imprimé une première page en un assez grand nombre d’exemplaires, on démonte le support et on compose une nouvelle page avec les caractères mobiles. Ainsi on obtient un livre en de nombreux exemplaires, en à peine plus de temps qu’il n’en aurait fallu pour un unique manuscrit !

Les premiers livres ont été imprimés en Corée. La Corée est, avec la Chine, le pays du monde à avoir la plus ancienne tradition d’imprimerie. C’est au début du XIIlème siècle que les Coréens commencèrent à utiliser pour la première fois dans l’histoire de l’humanité des caractères mobiles mécaniques améliorant la technique d’imprimerie chinoise. Les premiers essais d’impression de caractères mobiles sont en effet l’œuvre d’un forgeron chinois qui se servait d’argile et de colle liquide pour fabriquer des caractères qu’il durcissait au feu. Conscients de la fragilité de ce processus, les Coréens exploitant leurs connaissances en matière de gravure métallique acquise en fabriquant des monnaies , ont eu l’intuition de remplacer l’argile par le bronze. Nous voici maintenant devant la casse, sorte de boîte divisée en casiers contenant les caractères d’imprimerie nécessaires à la composition. On distingue  « le haut de casse » avec les lettres capitales, les lettres accentuées et le « bas de casse » avec les minuscules. Et chacun de s’appliquer pour écrire son nom et son prénom : il ne faut pas se tromper de sens en posant les différents caractères ! Puis on regarde l’impression avec les mêmes yeux étonnés que ceux des enfants. On termine avec une démonstration de la presse à bras. Chacun repart avec en cadeau l’impression de sa composition sur du vélin d’Arche.
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Après l’effort, le réconfort ! Pas de visite sans goûter pris non loin de l’espace Gutenberg dans un café en bordure de Deûle. Encore une bonne après-midi instructive et conviviale !

Le Canard Laïque n°2

7décembre

Le Canard Laïque n°2 - part1
Le Canard Laïque n°2 - part2

bourle bourloire bourler

7décembre
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Cet après midi de décembre nous amène à Wattrelos pour découvrir le jeu de bourle dans un lieu plus que centenaire. ! Nous sommes accueillis par un « animateur d’activités d’antan »

07-bourle4 Origine du jeu
Celle-ci se perd dans la nuit des temps ! Le plus ancien document relatant la pratique du jeu de bourle est un extrait des bans échevinaux de Lille daté du 4 août 1382 ! Celui-ci interdisait la pratique du jeu de bourle sur la voie publique (prétexte : le jeu gênait le passage des charrettes, il détournait la pratique religieuse) sous peine d’une amende de 60 sols ou la castagne de verges ! Voilà sans doute pourquoi les bourloires se trouvent à l’arrière des estaminets ! On joue à la bourle en Flandres, dans le Hainaut et dans la région de Wattrelos et de Tourcoing.

Mais qu’est-ce qu’une bourle ?

C’est une tronche de bois, c’est-à-dire une partie découpée dans un tronc, dont la matière, le poids, le diamètre et la largeur bombée varient selon les régions où le jeu est pratiqué.
La matière : le caoutchouc, le noyer, l’orme, le gaïac, le québracho (bois d’Amérique du Sud)ou de la résine de synthèse pour les plus récentes. Une bourle peut coûter la coquette somme de 200 € ! Elle peut peser jusqu’à 8 kg.
La bourle était transmise de père en fils ; c’est un objet précieux, encore plus aujourd’hui avec la raréfaction des bois ou l’interdiction d’exporter.

Où joue-t-on à la bourle ?

La bourloire est la piste de jeu : 20 à 27 m de long, incurvée de 10 à 15 cm sur une largeur de 3 m avec 2 rives (pentes). Elle est faite avec un mélange de terre, de bouse de vache, de farine de seigle, de bière et de sciure pour absorber l’humidité qui doit être importante. La bourloire est terminée aux extrémités par un fossé appelé « tchu » servant à recueillir les bourles hors jeu. A environ 1,50m de chaque extrémité de la piste se trouve l’étaque, pièce métallique enfoncée au ras du sol servant de cochonnet fixe.

Comment joue-t-on ?

Le but est de lancer la bourle le plus près possible de l’étaque. 2 équipes de 3, 4 ou 6 joueurs s’affrontent. Chacune est dirigée par un « commandant »  qui définit la stratégie à adopter. Un point sera attribué à chacune des bourles de la même équipe se trouvant au plus près de l’étaque.

07-bourle2 La partie...

Les rouges :
Yvette : bon, mais un peu trop fort
Yves : trop fort : au tchu !
Gilberte : un peu court !
Jean : au tchu !

Les blancs :
Michèle : Bien !
Bernard : au tchu !
Lulu : la première trop faible, la deuxième au tchu, mais elle chasse une rouge
Thérèse : bien ! La bourle s’arrête près de l’étaque
2 à 0 pour les blancs
Puis les mêmes équipes jouent dans l’autre sens. Les autres attendent leur tour avec impatience ayant une idée (mais seulement une idée) plus précise de ce qu’il faut faire.
Le temps passe et il faut bien s’arrêter. Sachez mesdames qu’une centaine d’années en arrière vous n’auriez pas pu jouer ! Longtemps réservés aux hommes, les cercles se sont ouverts aux femmes et aux enfants au milieu du XIX ème siècle ! En Flandres, un lieu demeure attaché à cette survivance : les femmes y sont admises lors des tournois mais elles n’ont pas le droit d’être sociétaires ! ! ! . . .

Les bourleux, heureux, quittent la piste pour se restaurer : café, thé, chocolat et pâtisserie sont de rigueur ! Que des boissons saines qui ne nous feront pas «  bourler » !

Bourle, bourloire, étaque, tchu, jouer en rive : ce jargon n’a plus de secret pour vous !!!
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Houplines

27septembre
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La lithographie. Du grec lithos : pierre et graphein : écrire, la lithographie est une technique d’impression qui permet la reproduction d’un tracé exécuté au crayon sur une pierre calcaire.

C’est ce qu’une vingtaine d’adhérents ont découvert dans un musée à Houplines. Ancien prieuré jusqu’à la Révolution, le bâtiment abrita une brasserie jusqu’aux années 70 avant d’être un musée.

Houplines3 Mme Clayssens, experte en lithographie, a amassé au cours de sa carrière toute une collection de matériel et de pierres. Elle nous a expliqué l’histoire de ce mode d’impression.
C’est en Allemagne en 1796 qu’ Aloys Senefelder invente ce procédé d’impression sans gravure :

- Préparer une pierre calcaire pour qu’elle soit bien plane et lisse en la frottant contre une autre avec du sable : c’est le grainage de la pierre.
- Effectuer le dessin à reproduire avec un crayon gras.
- Effacer le noir du crayon avec de l’essence térébenthine pour ne laisser que la partie grasse.
- Mouiller la pierre avant de passer le rouleau encreur. Là où le crayon a déposé le gras, l’encre s’accroche à la pierre. Partout ailleurs l’eau passée sur la pierre repousse l’encre. La pierre n’est donc encrée que là où se trouve le dessin.
- L’artiste dépose une feuille de vélin sur la pierre ainsi qu’une protection avant de faire glisser le tout sous une presse. La lithographie est réalisée et la pierre, remouillée, est à nouveau prête pour une autre copie.
Ensuite, dans une galerie de vitrines, nous avons pu découvrir une grande quantité de pierres sur lesquelles nous avons reconnu des étiquettes de produits anciens ou existants encore et des affiches, lithos colorées qui demandent une pierre par couleur.

Houplines2 Mme Clayssens restaure également des pierres avec un savoir-faire rare, tout comme sa collection. C’est une passionnée et elle aurait pu continuer ses explications mais l’heure tournait et il fallait penser au retour. Mais avant, une petite halte au Bizet nous a permis de déguster une pâtisserie.

Une sortie comme on en voudrait plus souvent.
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Laïque ? Laïc ?

7juin

Petit questionnement, lors des discussions sur le titre du journal de l'Amicale.

Voilà ce que nous apprend « wikipédia », l’encyclopédie d’internet :
Issu du grec «laos» (le peuple) : est laïc ce qui est relatif au peuple et est indépendant des organisations religieuses. Par ailleurs, le terme laïc est également utilisé au sein de la religion catholique dans un sens très différent : il désigne toute personne qui n’est ni clerc, ni religieux (ce qui ne l’empêche pas de se voir confier certaines responsabilités au sein de l’Église).

Cette distinction se retrouve dans l’orthographe.
Au masculin et au neutre, laïc (adjectif ou nom) désigne le non-clerc et laïque ce qui a trait à la laïcité.
Dans le Préambule de la Constitution, on peut lire : «l’enseignement laïque».

Le Fort de Seclin

31mai
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« Option militaire » ! La propriétaire du lieu nous accueille et nous raconte l’histoire du fort de Seclin ; un site très ancien puisque déjà les romains y avaient construit un camp , le plus ancien au nord de la Gaule.Partons à sa découverte…

Seclin3 Le fort (5 ha) et les terrains couvrent 17 ha. C’est un fort semi-enterré construit en 1873 selon le système de défense « Séré de Rivières », du nom du général français (1815-1895) spécialisé dans la construction d’ouvrages militaires. Nous sommes à 45 m d’altitude ; c’est le fort le plus au sud de Lille. Environ 400 forts de défense du nord au sud ont été bâtis sur le même modèle.
12000 ouvriers flamands et belges ont construit ce fort pendant 3 ans : 9 mois pour les fondations, un an pour la maçonnerie et le reste pour remblayer (6 m de terre). Les murs extérieurs ont 1,50 m d’épaisseur, 1,20 m pour les murs intérieurs. Les briques ont été faites sur place.
Le fort pouvait contenir 1000 hommes et leurs chevaux. Il fonctionnait en autarcie, équipé entre autre d’une tisanière (la pharmacie de l’époque) et d’une boulangerie. Dans les chambrées (52 hommes) on y dormait mais on y mangeait aussi. Des trapèzes suspendus au plafond supportaient des planches pour les repas afin d’éviter que chiens et rats ne dévorent la nourriture ! 

La visite se poursuit. On découvre la poudrière, une pièce très sombre. La poudre noire était très volatile et les explosions faciles ; les soldats laissaient les lampes à huile à l’extérieur. Les feuillures protégeaient les bâtiments des explosions ; les plateformes de tirs n’étaient pas cachées car l’aviation n’existait pas. On continue de couloir en couloir, de casemates en casemates : les pièces étaient ventilées à cause des dégagements de gaz toxique et les masques à gaz n’étaient pas encore opérationnels.

Occupé par un régiment bavarois lors de la première guerre, le fort approvisionnait en hommes et en matériel un secteur allant d’Ypres à Arras en passant par Fromelles et Vimy. Les anglais l’ont libéré le 17 octobre 1918. Au cours du second conflit mondial, il a servi d’annexe à la prison de Loos et 69 prisonniers y ont été fusillés. Reconverti en dépôt de munitions, il s’est révélé obsolète et a été laissé à l’abandon. Envahi par les mauvaises herbes, il a été la proie de squatters qui s’y réfugiaient et dégradaient les bâtiments. Son salut est venu d’une famille lilloise, passionnée par l’histoire de la première guerre mondiale. En 1996, le fort est rétrocédé par la mairie. La famille Boniface consacre depuis ses temps de loisirs à la rénovation du site.

Seclin1 Après la visite des fortifications, madame Boniface, excellente guide férue d’histoire militaire nous entraîne dans le musée dédié à la première guerre mondiale. Nous découvrons 32 ans de collection de matériel militaire : fusils, mitrailleuses, chars (dont le premier char construit par Renault), canons, en particulier le canon de 75 qui a littéralement révolutionné l’artillerie par sa puissance de tir et dont le capitaine Dreyfus a été accusé d’avoir livré les plans aux allemands. Tous ces engins soigneusement entretenus sont en parfait état de fonctionnement.
La guerre, c’est aussi l’histoire des hommes, français, allemands, anglais ou canadiens. Nous voyons dans des vitrines les objets qu’ils emportaient au front : lampe de poche, couteau, boîte pour l’aspirine, bouffarde, porte monnaie, livret militaire etc...

Seclin2 La visite dure 2 heures et ne représente que le quart du fort. Elle permet de se familiariser avec une époque où les hommes, quand ils avaient la chance de revenir, se taisaient, ne trouvant pas les mots pour raconter ce qu’ils avaient vécu.
Naturellement, on termine par . . . un goûter bien sûr, servi dans une ancienne salle de garde.


Cassel

22mars
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9 H 45 : rendez-vous habituel à la piscine. Aujourd’hui, nous partons à l’assaut de Cassel et ses 176 mètres d’altitude, une vraie montagne pour notre plat pays ! La visite commence dans l’office de tourisme. Dans cet hôtel particulier du XVIIIème siècle, on se met dans la peau du géant populaire, on admire tableaux et maquettes. On termine le parcours en entrant dans un univers de son et de lumière où un film nous révèle, sous forme de conte, les mystères des légendes et croyances de Flandres.

Il n’est pas de sorties sans bon repas. Une fois de plus, la tradition est respectée . . .
Cassel12 15 H : notre guide nous attend. Commence alors l’histoire de Cassel. Selon que vous soyez scientifiques ou poètes, vous choisirez entre ces deux versions. Il y a sept millions d’années, la mer recouvrait Cassel. Sur un socle argileux, des buttes de grès ferrugineux ont subsisté. Le mont Cassel est le seul mont de Flandres où se soit érigée une cité, certainement liée à la nappe phréatique. Mais il se raconte aussi qu’un légionnaire romain Reuze papa et sa femme Reuze maman traversaient la plaine des Flandres emportant une énorme motte de terre.
Epuisée, Reuze maman s’écria « oh ! qu’c’est lourd ! » Reuze papa répondit en criant « hardi les forts » (donnant naissance aux villages proches Oxelaëre et Hardifort.) mais la motte resta plantée là et ses 176 mètres n’allaient pas tarder à intéresser des gens : Celtes, Romains, Normands, Français, Anglais, Espagnols... Depuis l’époque romaine, Cassel fut assiégée, prise ou reprise 13 fois, dévastée ou incendiée 10 fois, démolie 5 fois, restaurée 8 fois, bombardée 3 fois. Trois grandes batailles s’y déroulèrent en 1071, 1328 et 1677. Au terme de cette dernière bataille furent reconnues les frontières actuelles. D’octobre 1914 à avril 1915, la ville sert de quartier général à Foch d’où il commande les batailles de l’Yser et d’Ypres. Cassel a subi cruellement les bombardements de la seconde guerre mondiale.

Puis nous partons à la découverte des bâtiments remarquables de la ville :
- la porte d’Aire (Cassel comptait 5 portes)
- la plus ancienne maison de Cassel, seule maison particulière avec linteaux
- la place bordée d’anciens hôtels particuliers des XVIème, XVIIème et XVIIIème
- la châtellenie où s’exerçait le pouvoir administratif et financier
- l’hôtel de la Noble Cour du XVIème siècle où l’on faisait régner l’ordre et la justice. La toiture est percée de 17 petites lucarnes symbolisant les 17 cours de justice qui dépendaient d’elles.
- la fontaine qui distribuait l’eau ferrugineuse
- la collégiale Notre Dame du XIème siècle, (rebattie et réparées plus tard)
- la chapelle du collège des Jésuites.


Cassel1 Cassel3 La découverte se poursuit à travers les ruelles pittoresques de la ville. On monte vers le moulin du XVIIIème. La visite guidée nous révèle la bluterie (séparation du son) le broyage du blé, le tamisage ; on assiste aussi au broyage du lin : une mécanique de bois étonnante ! Et chacun repart avec un petit sachet de farine.
Cassel4 Le soleil nous a quittés, la fraîcheur est bien présente : on s’engouffre tous dans l’estaminet « T kasteel Hof » : une petite salle où s’amoncellent photos anciennes, bassines , cafetières, brocs pendus au plafond ... Ragaillardis par un café, un thé, un chocolat ou une bière, on quitte les lieux pour regagner nos pénates.
Cassel5 Si vous passez par Cassel, n’hésitez pas à vous restaurer ou vous détendre dans cet estaminet, le plus haut de la Flandre française.

Merci à Françoise de nous avoir organisé cette très agréable journée !

« Six pattes, mille formes » et mille couleurs

23février
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Vous connaissez le musée d’Histoire naturelle ? Son secteur zoologie accueille presque tous les représentants du règne animal : mammifères, oiseaux, reptiles, batraciens, poissons, insectes et arachnides. Certains nous dominent, suspendus au plafond ; d’autres nous surveillent derrière leurs vitrines, empaillés, épinglés, mis en bocaux. . . Le secteur géologie nous permet de découvrir une histoire de plus de 600 millions d’années avec la présentation de nombreux échantillons, fossiles et reconstitutions….

Mais l’objet de notre visite est la réponse à la question suivante : « Il a un corps en 3 parties, 3 paires de pattes et 2 antennes : qui est-ce ? »

L’insecte bien sûr ! A la sortie, on savait tout (ou presque) sur cet animal : comment il naît, comment il se métamorphose, comment il se nourrit, comment il se défend, comment il vit en société, comment il trouve son partenaire, comment il s’occupe de sa progéniture, où il vit, son rôle écologique, ses relations avec l’homme.
Plein les oreilles et plein les yeux aussi ! Comment traduire la richesse de couleurs des carapaces dorées ou mordorées, des ailes luisantes, brillantes, chatoyantes : la palette du peintre n’y suffirait pas !

Retour sans histoire à Saint André (l’aller fut plus mouvementé : une personne, peu utilisatrice du métro, était restée sur le quai) avec un arrêt goûter à Lambersart, tradition oblige ! Mais rassurez-vous, on ne nous a pas proposé de chrysalides frites ni de fourmis rôties ni de criquets au chocolat  !
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Le Canard Laïque n°1

1janvier

Le Canard Laïque n°1

Douai sous le soleil

24septembre
Douai1

24 septembre 2006, les promeneurs du dimanche se donnent rendez-vous à 9h30 sur le parking de la piscine. Nous partons visiter Douai. Le soleil est là lui aussi, la journée s’annonce belle. Une seule ombre au tableau : quelques fidèles sont absents ce jour, dont notre président. Sorti de la clinique la veille, il a jugé plus prudent de rester à la maison avec Michèle.

Douai1 Promenade sur la Scarpe

Arrivés à l’office de tourisme, on nous emmène à l’embarcadère. L’un des thèmes du jour est «Douai au fil de l’eau». On enfile un gilet de sauvetage (on ne sait jamais !) et on monte dans les petites embarcations. C’est parti pour 1000 ans d’histoire ! On découvre le rôle joué par la Scarpe dans le développement de Douai : de l’industrie drapière du XIIème siècle aux moulins et tanneries dont certains ont laissé leur empreinte, les rangs de façade du XVIIIème, les hôtels particuliers et le parlement de Flandre.
Au retour, on retrouve Claire qui n’a pas voulu tenter l’aventure aquatique ; Elle a préféré garder le Palais de justice en compagnie de Vidocq. En effet, celui-ci fut incarcéré dans l’ancienne prison du Parlement. Alors on visite sa cellule.


Nous partons ensuite à pied au restaurant : autre occasion de découvrir Douai, ville fleurie et aujourd’hui ensoleillée. Un bon repas nous est servi. On mange, on discute. Après le café, destination le beffroi et l’hôtel de ville.

Douai2 Ascension digestive

Le beffroi - symbole des libertés acquises par la ville dès 1390 - compte 196 marches ! On découvre la salle des gardes et la salle des sonneurs. Au dernier étage s’offre à nous la vue panoramique sur la ville et les environs. L’histoire du carillon commence avec celle du beffroi pour rythmer la vie de la cité. La visite de l’hôtel de ville est aussi riche de surprises. La salle gothique, dans l’aile du XVème siècle, est aujourd’hui la salle du conseil. Nous découvrons le cellier, appelé halle aux draps de 1473, la chapelle échevinale de 1475, le salon blanc du XVIIIème devenu salle des mariages, et la salle des fêtes.


Douai4 Après tous ces efforts (même si certains ont triché un peu) nous avons bien besoin d’un petit ......goûter !

Un peu d’histoire

Puis le guide nous entraîne à l’office de tourisme. Là, on nous propose un petit film dynamique sur l’histoire de Douai, du VIIème siècle à nos jours. On apprend que la ville, après avoir appartenu à la Flandre, aux Pays-Bas bourguignons puis aux Pays-Bas espagnols devient française en 1667 avec Louis XIV. Douai fut tour à tour marché céréalier, lieu de draperies, place militaire importante, siège des facultés de droit et de lettres et capitale du bassin minier. Aujourd’hui sous-préfecture, Douai abrite entre autres le siège de la Cour d’appel et l’école des mines.
Douai ne serait pas Douai sans ses géants : Gargantua, Marie Cagenon et leurs trois enfants Bimbin, Fillon et Jacquotte .
Douai a aussi hébergé beaucoup de normaliennes et de normaliens ! Certains se reconnaîtront peut-être !

Douai3 Une fois n’est pas coutume...

Aux nourritures intellectuelles succèdent les nourritures terrestres : on déguste café, jus de fruits, tarte au sucre et tarte au libouli .Tarte au libouli ? Si vous voulez en savoir plus sur cette spécialité, on peut vous donner la recette !


Il est déjà 16h30. La sortie s’achève et chacun va rejoindre ses pénates, enchanté de ce dimanche.